mardi 8 septembre 2015

Naples (Jour 3) – 15 au 18 juillet 2015



Accompagnement musical


Une petite nouveauté cette fois-ci. Je me risque, même à me faire en partie concurrence (la vidéo versus la photo). Car en lieu et place de ma proposition musicale, il est possible que je sème en vous, sans mauvaises intentions de ma part, un virus et que celui-ci vous rende vidéophages, non pas de vidéoclips de musique mais bien touristiques. Pour cette première, nous avons à l’affiche aujourd’hui : Naples. Je l’ai bien appréciée et je pense que celle-ci donne une image assez juste de l’impression ressentie lors d’une promenade dans la ville. Très beau et très cool, quand je pense à la canicule lors de nos jours passés là-bas. Mais je me pose la question suivante : Comment ont-ils pu filmer la ville sans (ou presque) montrer l’omniprésence des graffitis ? C’est une question d’œil, de cadrage.


NAPLES – Troisième journée


Une troisième journée à Naples, mais qui, dans les faits, devrait plutôt être considérée comme une quatrième journée. Je m’explique. Je vous avais mentionné que L’Autre et moi avions passé 72 heures à Naples. Les deux premières pages sur nos pérégrinations dans cette ville étaient présentées de façon chronologique. Mais il n’y a que les fous qui ne changent pas d’idée et pour nous d’itinéraire (ou de programme de visites). Aussi, nous avons décidé de nous rendre à Pompéi la troisième journée et revenir coucher à Naples, plutôt que d’y aller une fois notre séjour dans la ville complété. Si je poursuivais de façon chronologique, je devrais vous entretenir dans la présente page de notre visite à Pompéi, en incluant naturellement les salles du musée archéologique national qui exposent les trésors provenant des fouilles des différents sites de la région (Pompéi, Herculanum, Boscoreale, Oplontis et Stabies), victimes du Vésuve. Eh ben non, je vais vous faire languir encore un peu.
C’est épuisés, déshydratés (même si nous avons bu au moins un hectolitre d’eau durant la journée) et affamés que nous sommes revenus à Naples. Vite une douche pour se revivifier et courons manger de la pizza. Ancora e ancora ! Mais après avoir essayé la pizza de chez Pizzeria Sorbillo (Jour 1), il fallait bien aller manger chez Antica Pizzeria Da Michele, les maestri de la pizza depuis 1870. L’endroit est tellement simple qu’on n’est pas loin du boui-boui. Mais on y fait systématiquement la queue, comme chez Schwartz’s à Montréal (pour déguster son fameux sandwich à la viande fumée). Mais ici, dans l’attente, vos papilles gustatives palpiteront d’impatience avant de manger l’une de leurs deux spécialités : la margherita et la marinara. Cela est vrai, l’endroit ne se désemplit pas, mais c’est peut-être aussi suite à la popularité du film Eat, Pray, Love (Mange, Prie, Aime) – 2010 – de Ryan Murphy, avec Julia Roberts, Richard Jenkins, Javier Bardem et al. où l'on voit celle-ci pratiquement tomber en amour avec sa pizza. C’est aussi vrai que la pizza est bonne (surtout la margherita), mais L’autre et moi avons davantage aimé les pizzas de chez Sorbillo. Au moins, il faut quand même y aller car c’est typique de la ville. En prime, les photos omniprésentes de Julia Roberts m’ont fait me sentir un peu en famille, car quand je la vois, je vois ma belle-sœur Josée et réciproquement. 


Sur les traces de Eat, Pray, Love
Source : grabpage.info

« Je suis en amour, je vais avoir une relation avec ma pizza. »
Source : ingeniouspress.com

Rien n'a changé.

Sustentés, nous avons repris nos promenades et visites…

La nuit venue, les immeubles nous semblent menaçants,...
à tout le moins, menacés... 
... ou de vrais décors de théâtre.
Belles portes
La nuit, les graffs sont sans-gêne et sanguinaires.
La journée m'a épuisé, il est plus que temps d'aller dormir.
Au réveil, la lumière du jour émerveille.
Dans quelle église, je ne m'en souviens plus, possiblement le duomo.
Autre détail.
Tellement d'églises à visiter et si peu de mémoire. 
J'entre ?...
... ou je n'entre pas ?
Au fond, il y avait un escalier tentant.
Encore une autre église dont j'ai oublié le nom et
je n'arrive pas à la localiser sur la carte.
Je devrais allumer un cierge pour m'aider à m'en souvenir.
Crèche avec ses santons.
Église San Gregorio Armeno.
Quest for a crèche !
Le décor pour la scène de la nativité.




Les personnages (santons) et les accessoires.
Cela commence ici...
... et se termine (ou presque) là.
Église Sant'Anna dei Lombardi appelée aussi église de Monteoliveto
Oratoire du Saint-Sépulcre
La Pietà ou Les Lamentations sur le Christ mort (1492) (détail) 
Guido Mazzoni
(Modène 1450 – † Modène 1518)
Sculpture en terre cuite grandeur nature, originellement polychrome. 

Église Sant'Anna dei Lombardi
Voûte de l'antichambre de la sacristie
Giorgio Vasari
(Arezzo 1511 – † Florence 1574)
Cette église détruite en grande partie par le tremblement de terre de 1805 et
par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale
cache derrière sa façade très simple un vrai musée de la Renaissance.
Église Sant'Anna dei Lombardi
Fresques sur la voûte de la sacristie ou du réfectoire ?!?
Giorgio Vasari
(Arezzo 1511 – † Florence 1574)
G.Vasari – détail 1
G.Vasari – détail 3
G.Vasari – détail 2
G. Vasari – détail 6
G.Vasari – détail 4
G.Vasari – détail 5


Église Sant'Anna dei Lombardi
Chapelle Piccolomini
J'espère simplement que la "flamme" ne s'éteindra pas.



Gallerie d’Italia – Palazzo Zevallos Stigliano


Durant notre première passagetta sur l’avenue Toledo j’ai remarqué les belles banderoles promotionnelles pour l’exposition La Grande Guerra – Arte Luoghi Propaganda (La Grande guerre – Lieux d’art pour la propagande). Elles ont su capter mon attention et susciter mon désir de venir la visiter, de même que le reste de la collection de la galerie. Je dois l’avouer, je suis attiré par l’art de l’affiche, mais encore plus par l’expression de la propagande (de tout acabit) qui est le plus souvent motivée par un message teinté de parti-pris, de sentiments antitout ou totalitaristes, mais toujours manichéens. En prime, nous avons eu le plaisir de nous promener dans les magnifiques salles du palazzo Zevallos Stigliano. Naples n’est pas que déconfiture, tant s’en faut.



                                                     





C'est souvent une histoire de drapeau...




On fait aussi appel à la bravoure et au sacrifice...



On veut susciter l'émotion en parlant de la veuve et de l'orphelin..






On se sert de la caricature...
... qui fait souvent rire jaune.



Finalement ! Pourquoi tout ça ?...


Pour l'amour de la liberté
Laquelle ? Pour qui ?
Et surtout, à quel prix ?



Deuxième étage du palazzo.


Détail du trompe-l'oeil 


Magnifique plafond peint.


Le luxe d'un lustre. 


L'Adoration des mages (1630-1640)
Maestro degli annunci ai pastori aussi appelé Bartolomeo Passante
(actif à Naples entre 1614 et 1656)


La Sainte famille avec Saint-François-d'Assise (1610-1652)
Angelo Caroselli
(Rome 1585 – † Rome 1674)


Saint-George (1645-1650)
Francesco Guarini
(Solofra 1611 – † Gravina in Puglia 1651)


Avenue Toledo à Naples : Impression de pluie (c.1888-1889)
Carlo Brancaccio
(Naples 1861 – † Naples 1920)


Pour une nouvelle messe (1894)
Salvatore Postiglione
(Naples 1861 – † Naples 1906)

Premiers émois (1883)
Filippo Cifariello
(Molfetta 1864– † Naples 1930)


Sébaste (1909)
Vincenzo Gemito
(Naples 1852 – † Naples 1929) 

Anna Gemito (Cosarella) (1630-1640)
Vincenzo Gemito 

Autoportraits à des âges différents
Vincenzo Gemito

La Zingara (1885)
Vincenzo Gemito

Buste d'une jeune napolitaine (1919-20)
Vincenzo Gemito
Tête d'enfant (c. 1919)
Vincenzo Gemito



Étude pour la tête d'un jeune Maure (1870)  Le Harponneur (1872)  Gavroche (1870)
Vincenzo Gemito

Autoportrait (1877)
Francesco Paolo Michetti
(Tocco da Casauria 1851 – † Francavilla al Mare 1929)

Autoportrait jeune (c. 1868)
Francesco Paolo Michetti


Samson et Dalila (c. 1630-1638)
Artemisia Gentileschi
(Rome 1593 – † Naples p.1654)
Spécialement pour toi la Comtesse.

Le Martyre de Sainte-Ursule (1630-1640)
Michelangelo Merisi da Caravaggio, en français Caravage ou le Caravage
(Milan 1571 – † Porto Ercole 1610)

Vase avec fleurs (1715)
Baldassarre de Caro
(Naples 1689 – † Naples 1750)
Vase avec fleurs (1715)
Baldassarre de Caro



La Pietà (début XVIIe s.)
Sculpteur espagnol inconnu


Christ bénissant (c. 1658)
Francesco di Maria
(Naples 1623 – † Naples 1690)


Carré napolitain  2


C’est sur ce carré à la belle patine que je vous laisse…
La prochaine fois nous irons à Pompéi…
J’ai déjà hâte !


Liens pour... 



À bientôt !